Une demande de raccordement professionnelle tient sur quelques lignes : une adresse, une puissance, un nombre de points de livraison, un emplacement de comptage. Chacune de ces lignes engage pourtant le projet pour longtemps. La puissance décide de la catégorie du branchement et du contrat. Le nombre de points de livraison décide de qui paiera quoi, et de qui exploitera quoi. L'emplacement du comptage décide de la place perdue dans le local et de la longueur de la liaison jusqu'au tableau. Une fois la proposition de raccordement acceptée, revenir sur l'un de ces choix suppose une nouvelle demande.
Ce site s'adresse aux professionnels qui doivent arrêter ces données : exploitants de commerces, d'ateliers et de bureaux, agenceurs et architectes de locaux d'activité, propriétaires et gestionnaires d'immeubles tertiaires, copropriétaires d'un lot commercial dans un immeuble d'habitation. Les maisons individuelles n'y sont pas traitées.
Ce que l'étude tranche
L'étude de branchement répond à quatre questions, dans cet ordre.
Quelle puissance demander ? Pas la somme des plaques signalétiques, mais la pointe que le site appellera réellement, majorée de la croissance que vous décidez de réserver. Pour un site en activité, elle se lit sur la courbe de charge du comptage ; pour un local neuf ou transformé, elle se construit à partir de la liste des équipements et de l'organisation du travail.
Dans quelle catégorie tombe le projet ? Jusqu'à 36 kVA, un branchement à puissance limitée. Au-delà, un branchement à puissance surveillée, l'ancien « tarif jaune ». Au-delà de 250 kVA, un raccordement en HTA avec un poste de livraison privé, l'ancien « tarif vert ». Le gestionnaire de réseau parle aujourd'hui de segments : C5 pour la basse tension jusqu'à 36 kVA, C4 au-delà. Ce que le passage de 36 kVA change à la protection de tête, au comptage et à la puissance souscrite est détaillé sur protection de tête et liaison.
Combien de points de livraison ? Un local, un comptage : le cas simple. Mais un immeuble de bureaux loué à plusieurs preneurs, une galerie de cellules ou un commerce au pied d'un immeuble d'habitation posent la question autrement. Elle se traite sur immeuble multi-preneurs et sur local d'activité en immeuble existant.
Où placer le comptage, et comment le relier au tableau ? Un comptage à puissance surveillée, sa protection et la liaison vers le tableau général demandent une emprise, un accès et une section de câble qui se calculent. Voir protection de tête et liaison.
Ce que l'étude ne tranche pas
La solution de raccordement appartient au gestionnaire du réseau de distribution : Enedis dans la plupart des communes, une entreprise locale de distribution ailleurs. C'est lui qui dit si le réseau de la rue suffit, s'il faut un renforcement, une extension ou un poste de distribution publique, et à quel prix. Le montant et sa répartition figurent dans sa proposition de raccordement ; nous ne les annonçons pas à sa place.
Nous sommes une entreprise d'installation électrique indépendante, qualifiée Qualifelec avec mention IRVE. Nous ne sommes ni Enedis, ni son partenaire, ni un service public. Notre rôle est de présenter au gestionnaire une demande complète et justifiée, puis de vous aider à lire sa réponse.
Une étude, pas une démarche administrative
Une demande déposée sans étude n'est pas refusée : elle est étudiée telle qu'elle est écrite. Si la puissance a été prise au jugé, la proposition y répondra fidèlement, avec un branchement trop faible qu'il faudra reprendre ou trop fort qu'il faudra payer. L'étude sert à ce que la puissance écrite dans la demande soit défendable, ligne par ligne, devant vous comme devant le gestionnaire.
Elle produit pour cela des pièces précises :
- un bilan de puissance par point de livraison, avec ses hypothèses écrites ;
- la catégorie de raccordement qui en découle, et le cas échéant la comparaison de deux hypothèses de part et d'autre d'un seuil ;
- l'organisation des points de livraison, avec ses conséquences d'exploitation ;
- l'emplacement proposé du comptage et la section de la liaison vers le tableau général ;
- la liste des accords à obtenir avant la demande : bailleur, copropriété, urbanisme ;
- les questions à poser au gestionnaire de réseau, et ce qui dépend de sa réponse.
Les données à nous transmettre pour la lancer sont listées sur demander une étude.
Où nous intervenons
Nos électriciens sont salariés en Île-de-France et dans l'Hérault : les relevés de l'existant y sont faits par l'équipe qui rédige l'étude. Ailleurs en France métropolitaine, une grande partie du travail se fait à partir de vos documents, et les relevés qui exigent une présence sont confiés à une entreprise partenaire, signalée dès le premier échange.
Ce que nous ne faisons pas
Nous ne réalisons pas les travaux du réseau public, ne réglons pas les comptages et ne fixons ni la date ni le prix d'un raccordement. Nous ne rendons pas d'avis juridique sur un bail ou un règlement de copropriété : nous en tirons les conséquences techniques. Et lorsque la puissance d'un site dépasse 250 kVA, l'étude du poste de livraison est un projet à part entière, qui sort du cadre d'un branchement.